De plus en plus d’étudiants français regardent au-delà des frontières pour concrétiser leur rêve de devenir chirurgien-dentiste. Face à un numerus clausus historiquement sélectif et des places limitées dans les facultés françaises, le Portugal et l’Espagne s’imposent comme des destinations de choix pour poursuivre des études dentaires de qualité, avec des diplômes pleinement reconnus dans toute l’Union européenne.
En quelques points
- Le Portugal et l’Espagne deviennent des alternatives privilégiées pour les étudiants français confrontés à la forte sélectivité des études dentaires en France.
- Les diplômes en odontologie obtenus au Portugal ou en Espagne sont automatiquement reconnus dans toute l’Union européenne, facilitant l’installation professionnelle en France.
- Le système d’admission dans ces pays privilégie le dossier scolaire et la motivation plutôt qu’un numerus clausus strict, rendant l’accès aux études plus accessible.
- Les cursus dentaires dans la péninsule ibérique durent généralement cinq ans, soit une année de moins que la formation française.
- Le coût global des études et de la vie reste compétitif, avec des frais de scolarité variant considérablement entre les universités publiques et privées.
- Certaines universités proposent des programmes adaptés aux francophones, tout en intégrant un apprentissage progressif de la langue locale pour faciliter l’intégration.
Pourquoi choisir le Portugal ou l’Espagne pour sa formation en médecine dentaire
Chaque année, entre 120 et 140 étudiants français choisissent de traverser la frontière pour s’inscrire dans une université portugaise en odontologie, séduits par un système d’admission jugé plus accessible que le parcours classique via Parcoursup et les filières MMOPK regroupant médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. Contrairement à la France, le Portugal n’impose pas de numerus clausus strict, ce qui ouvre davantage de portes aux candidats motivés. L’admission repose généralement sur un dossier solide, avec une moyenne comprise entre 14,5 et 15,5 souvent exigée, complétée parfois d’un concours ou d’un entretien oral. Le calcul de la note d’admission accorde environ 50% à la moyenne générale du baccalauréat, 35% à la note de SVT et 15% à l’entretien oral, un système qui valorise autant la constance scolaire que la motivation du candidat. Un niveau B2 de portugais est généralement requis, bien que certaines universités comme Egas Moniz et CESPU proposent des programmes en français pour faciliter l’intégration des francophones, avec tout de même 5 heures de cours de portugais par semaine dès la première année pour accompagner les nouveaux arrivants.
Des universités reconnues et des diplômes valables dans toute l’Union européenne
L’un des atouts majeurs de ces formations réside dans la reconnaissance automatique du diplôme dans l’ensemble de l’Union européenne, grâce aux directives européennes qui harmonisent les qualifications professionnelles. Qu’il s’agisse d’un parcours de 5 ans au Portugal ou d’un cursus structuré autour de 300 crédits ECTS en Espagne, les lauréats peuvent exercer librement en France une fois leur diplôme obtenu, sans démarche d’équivalence complexe puisque ces pays appartiennent à l’espace européen. Cette souplesse contraste avec les diplômes obtenus hors Union européenne, qui nécessitent souvent des démarches administratives supplémentaires et parfois des examens de validation. Les études dentaires y durent généralement 5 ans, contre 6 ans en France, ce qui représente un gain de temps non négligeable pour les futurs praticiens.
Un cadre de vie attrayant entre culture méditerranéenne et patrimoine historique
Au-delà de l’aspect purement académique, ces destinations offrent un cadre de vie particulièrement séduisant. Le coût de la vie en Espagne comme au Portugal reste généralement plus abordable qu’en France, avec un budget annuel total incluant scolarité et frais de vie qui s’échelonne entre 15 000€ et 20 000€. Le logement représente une dépense mensuelle comprise entre 800€ et 1 000€, tandis que l’alimentation coûte entre 250€ et 350€ par mois et les transports entre 30€ et 50€. Certains étudiants parviennent à concilier leurs études avec un travail à temps partiel, bien que cela reste difficile compte tenu de la charge de travail clinique. Des bourses existent également pour alléger ce budget, notamment via le programme Erasmus+ ou les aides du CROUS pour les étudiants français éligibles.
Les meilleurs établissements pour étudier la dentisterie dans la péninsule ibérique
Il existe une réalité méconnue des futurs candidats à l’expatriation étudiante que peu osent aborder franchement : la barre est haute, mais l’échec n’est jamais une fatalité, l’essentiel est de bien se préparer et de choisir le bon établissement. Plusieurs universités se distinguent particulièrement par la qualité de leur enseignement et leur ouverture aux étudiants internationaux.
L’Université CEU San Pablo à Madrid et ses atouts académiques
En Espagne, l’admission se fait généralement après le baccalauréat ou son équivalent, sans concours à proprement parler, bien que certains établissements organisent des tests spécifiques. Le cursus espagnol s’organise autour d’un premier cycle de 3 ans consacré aux fondamentaux théoriques, suivi d’un second cycle de 2 ans centré sur les enseignements spécialisés et cliniques. Les frais de scolarité varient sensiblement selon le statut de l’établissement : les universités publiques accessibles aux ressortissants de l’Union européenne restent abordables, tandis que les structures privées demandent entre 10 000€ et 25 000€ par année universitaire. Des organismes spécialisés comme Edumove accompagnent désormais les candidats dans leurs démarches d’admission auprès des universités espagnoles, un accompagnement qui affiche des taux de réussite encourageants, notamment dans les préparations dédiées aux études de médecine et de santé où le taux de réussite atteint 78%.
L’Université Cardenal Herrera à Lisbonne et son excellence en formation dentaire
Au Portugal, plusieurs établissements se distinguent par leur excellence académique et leur attractivité pour les étudiants étrangers. L’Universidade do Porto propose des frais avoisinant 7 000€ par an, tandis que l’Universidade de Lisboa affiche un tarif de 6 500€ et l’Universidade de Coimbra environ 6 800€. L’Instituto Universitário Egas Moniz se positionne plutôt sur un segment premium avec des frais atteignant 12 000€ annuels, en contrepartie d’un accompagnement renforcé pour les francophones. De manière générale, le coût des études dentaires au Portugal oscille entre 6 000€ et 8 000€ par an, un investissement qui reste raisonnable comparé à d’autres destinations européennes comme la Tchéquie où les frais grimpent entre 15 490€ et 24 250€, ou encore la Hongrie où ils atteignent 15 000 à 18 000 dollars.
Organisation des cursus et apprentissage pratique de la santé bucco-dentaire
La structuration pédagogique de ces formations répond à une logique progressive, pensée pour amener les étudiants d’un socle théorique solide vers une pratique clinique de plus en plus autonome, jusqu’à la maîtrise complète des gestes professionnels.
Des formations complètes avec soins dentaires réels sur patients
Le parcours portugais s’organise typiquement autour de deux premières années théoriques, consacrées aux bases fondamentales de l’anatomie, de la physiologie et des sciences biomédicales, suivies d’une troisième année marquant l’entrée dans la spécialisation. Les quatrième et cinquième années basculent ensuite vers une dimension résolument clinique, où les étudiants prennent en charge de véritables patients sous la supervision de praticiens expérimentés. Cette approche pratique constitue un atout considérable pour développer une réelle expertise en matière de santé bucco-dentaire avant même l’obtention du diplôme. Les futurs dentistes apprennent ainsi à traiter des problématiques variées, des caries aux traitements orthodontiques, en passant par la chirurgie buccale, dans des conditions proches de l’exercice professionnel réel. Cette immersion précoce dans le monde clinique représente un avantage certain face au marché français de la dentaire, qui reste porteur avec de bonnes perspectives de revenus pour les praticiens formés.
L’enseignement en anglais pour faciliter l’intégration des étudiants internationaux
Certains pays européens misent sur l’anglais comme langue d’enseignement pour attirer davantage de candidats internationaux. C’est notamment le cas de Chypre, où les formations en anglais s’accompagnent de frais annuels d’environ 21 000€, ou encore de plusieurs cursus en Europe de l’Est. Cette approche facilite grandement l’intégration des étudiants qui ne maîtrisent pas encore la langue locale, bien que la maîtrise de la langue d’enseignement reste toujours indispensable à la réussite du parcours. Il convient de noter que chaque pays impose ses propres quotas limitatifs pour les étudiants étrangers : la Belgique francophone applique par exemple un quota de 15% réservé aux non-résidents, soit 26 places sur un total de 174 disponibles, tandis que la Suisse et le Québec restent totalement fermés aux candidats français pour les études dentaires. Face à cette diversité de systèmes, il est essentiel de bien se renseigner avant de s’engager, certaines agences privées ciblant parfois des étudiants en difficulté avec des promesses irréalistes. Mieux vaut donc privilégier des sources fiables et des établissements reconnus pour mener ces études jusqu’à l’obtention du diplôme dans les meilleures conditions possibles.
